FAQ

CONTEXTE
Multiplier les ponts entre les individus et les communautés

Au Québec, 80% de la population est composée de francophones, 13% est d’origine immigrante et 7% est anglophone. À Montréal, 22% de la population immigrante est née à l’étranger. Rapprocher les communautés est un défi qui se pose à la société québécoise et canadienne, comme à l’ensemble du monde. Et pourtant, des francophones et de non-francophones vivent au Québec sans jamais rencontrer des personnes hors de leur milieu socioculturel.

Depuis les années 2000, l’UQAM y travaille de façon concrète grâce à ses jumelages interculturels qui permettent à des étudiants francophones, qu’ils soient inscrits en enseignement, en psychologie, en communication ou dans un autre domaine, de rencontrer de nouveaux arrivants inscrits dans des cours de français à l’École de langues. Pour les étudiants francophones, c’est l’occasion d’apprendre à
travailler avec des personnes d’autres cultures ; pour leurs homologues non francophones, celle de pratiquer leur français et de mieux connaître leur société d’accueil. À ce jour, les jumelages ont touché plus de 12 000 étudiants de l’UQAM.

À une époque où le dialogue entre les individus et les groupes est plus que nécessaire, les jumelages interculturels représentent une pratique pertinente, rassembleuse, inspirante et devenue incontournable. Plus que jamais, les sociétés québécoise et canadienne gagneraient à voir les activités de jumelages se développer.

Le Groupe de recherche sur les jumelages interculturels (GReJI) a remporté une mention d’excellence de la Fondation canadienne des relations raciales en 2018. Le projet des jumelages interculturels a valu à Nicole Carignan, une des instigatrices du GReJI, la Médaille du
jubilé de diamant de la reine Elizabeth II en 2012 – une distinction décernée à des citoyens qui ont apporté une contribution significative à leur communauté et à leur pays.

 

Projet : apprendre à vivre ensemble

Les jumelages interculturels:
+ Sensibilisent les francophones aux défis rencontrés par les immigrants qui font l’effort d’apprendre le français.
+ Donnent aux immigrants l’occasion de pratiquer le français et d’apprendre la culture québécoise avec des natifs.
Leur but partagé est d’acquérir les habiletés de communication interculturelles pour apprendre le vivre-ensemble.

Programme de recherche

Le GReJI poursuit quatre axes de recherche et d’action :

1. Étudier la qualité des jumelages et documenter les impacts linguistiques, socioculturels et pédagogiques des jumelages
interculturels sur les participants et les attitudes qui en découlent ;

2. Promouvoir et soutenir l’établissement de nouvelles formules de jumelage interculturel et interlinguistique entre
divers groupes (francophone, anglophone, autochtone et allophone) et régions au Québec ;
3. Établir un réseau des expériences similaires existant au Québec et ailleurs ;
4. Former les professionnels concernés par les contacts interculturels.

Forte de cette expérience, le GReJI souhaite maintenant faire rayonner les jumelages interculturels à plus grande échelle.
Le GReJI entend non seulement perpétuer les activités de jumelage au sein de programmes d’études à l’UQAM, mais
également d’en favoriser l’essor au Québec, au Canada et à l’étranger.

Partenariats passés, présents et futurs

Au fil des ans, des professeurs, maîtres de langue et chargés de cours ont développé des partenariats à l’intérieur de l’UQAM.
Puis, d’étroites collaborations ont vu le jour à l’extérieur avec, par exemple, le Cégep Vanier, la Table de concertation des
réfugiés et des immigrants, l’Université de Lorraine (Nancy-Metz, France), le Centre Yves-Thériault de la Commission
scolaire de Montréal, la Chambre de commerce de Montréal et le Cégep Édouard-Montpetit. Nous souhaitons continuer
à travailler au développement de partenariat avec d’autres établissements des commissions scolaires, des cégeps et du
réseau UQ.

Retombées et impacts

Faire tomber les murs et tisser la fibre sociale

Une réponse concrète au défi du vivre ensemble

Que ce soit en favorisant l’intégration des néo-Québécois, l’inclusion sociale des autochtones ou les rapprochements entre
francophones et anglophones, les jumelages interculturels s’avèrent des pratiques gagnantes pour promouvoir la cohésion
sociale.

Une contribution à l’avancement des connaissances en matière de relations intergroupes

Le GReJI veut se donner les moyens d’offrir des bourses d’études et de recherche à des étudiants. Il vise aussi à organiser
des activités de diffusion (colloques, conférences, ateliers) qui permettraient de bonifier la formule des jumelages, l’échange
d’information et le transfert de savoirs auprès de la communauté scientifique et du grand public.

Un soutien aux professionnels évoluant en contexte pluriethnique

Grâce à son expérience unique, le GReJI souhaite continuer à offrir son expertise et ses conseils à des institutions
d’enseignement, des organismes communautaires ou toutes autres organisations intéressées par la mise en oeuvre
d’activités de jumelage. Le GReJI travaille à la reconnaissance de la diversité, au respect mutuel et à la justice sociale ainsi
qu’au développement des habiletés de communication interculturelles.

Des ressources pour les jumelages

Les enseignant.e.s ne sont pas seul.e.s. Il est possible de bénéficier de l’expertise de professeur.e.s qui font des jumelages depuis longtemps.

Joindre ces personnes-ressources